au collège Colette Besson
7 minutes de sciences

6C4 ACT07

Activité 07 : La petit histoire

30 septembre 2020, Paris. Bang ! En plein match de Roland-Garros, les joueurs de tennis s’arrêtent, stupéfaits, et scrutent le ciel. On vient d’entendre un bruit étrange. Que se passe-t-il ?

Pas de panique, lors d’une mission d’assistance, un avion de chasse est juste passé un peu vite… Très vite même, puisque l’engin a franchi le « mur du son » : il a dépassé la vitesse du son.

Eh oui, le son, ou plus exactement les ondes sonores qui constituent le son, se déplace ! À la vitesse précise de 340 m/s, ou 1 224 km/h. Sacrément rapide… Et lorsqu’un objet atteint la même vitesse que les ondes sonores, celles-ci se concentrent et génèrent une onde de choc qui produit un énorme bruit : le bang supersonique. Ce bang continue tant que le bolide reste à vitesse supersonique, c’est-à-dire au-dessus de la vitesse du son.

Le bruit est perçu au sol une fois que le son s’est propagé, donc un peu après le passage de l’avion. On parle de « mur du son » car on a longtemps cru qu’il s’agissait d’une limite impossible à franchir.

En effet, nombre d’avions s’y sont brisé les ailes, à une époque où ils ne supportaient pas les turbulences engendrées. Le mur est désormais bien brisé, puisque le record de vitesse pour un avion avec pilote dépasse les 7 000 km/h !

« Quelquefois il faut aller très haut pour se rendre compte combien nous sommes petits ». Tels ont été les mots du parachutiste de l’extrême Felix Baumgartner avant son saut pour l’histoire. L’Autrichien est devenu dimanche le premier homme à franchir le mur du son en chute libre après s’être élancé d’une capsule attachée à un ballon géant à plus de 39.000 mètres d’altitude.

Tout est allé très, très vite, l’Autrichien a en effet atteint une vitesse supérieure à 1.341,9 km/h, soit 1,24 fois la vitesse du son.