au collège Colette Besson
7 minutes de sciences

Activité 02

Contenus à projeter

CHAPITRE X2 : La lumière et les ondes électromagnétiques

Activité 02 :Histoires d’onde, de la lumière à la radio

 

En quelques décennies, l’évolution des téléphones portables a été fulgurante. Pourtant les ondes dont nos téléphones tirent parti ont été utilisées pour la première fois seulement 22 ans après la supposition de leur existence.

 

Problématique : Quelle est la nature des ondes radio ?

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onde électromagnétique
Bilan

Bilan : La lumière visible est une onde (mais pas une onde de matière comme le son). Elle peut se propager dans le vide comme dans les milieux transparents. Sa vitesse de propagation est égale à 300 000 km/s (soit environ un million de fois plus grande que la vitesse du son).

 

Remarque : une onde transporte une énergie (DAS dans les pubs)

 

Bilan

Bilan : La lumière visible est une onde (mais pas une onde de matière comme le son). Elle peut se propager dans le vide comme dans les milieux transparents. Sa vitesse de propagation est égale à 300 000 km/s (soit environ un million de fois plus grande que la vitesse du son).

CHAPITRE X2 : La lumière et les ondes électromagnétiques

Activité 02 :Histoires d’onde, de la lumière à la radio

 

En quelques décennies, l’évolution des téléphones portables a été fulgurante. Pourtant les ondes dont nos téléphones tirent parti ont été utilisées pour la première fois seulement 22 ans après la supposition de leur existence.

 

Problématique : Quelle est la nature des ondes radio ?

 

Lumière toute une histoire … 

Antiquité grec (3e siècle avant notre ère) 

La lumière a longtemps été considérée comme de nature divine. Si l’on se fie à nos références culturelles, les Grecs ont été les premiers à l’étudier. Pour eux, la lumière est étroitement liée à la vision. Euclide le mathématicien a l’idée brillante de la représenter par de minces filets rectilignes, les rayons lumineux. Il pense que l’œil envoie les rayons frapper les objets, ce qui permet de les voir.  C’est la théorie de l’émission. C’est également celle du philosophe Platon où la lumière est un feu constitué par des traînées de tétraèdres imperceptibles pour les yeux et se déplaçant à grande vitesse.

 

Durant l’antiquité Grec, l’on pensait que la lumière n’avait pas d’existence propre, elle est “sort” de l’œil pour “éclairer” les objets. Sa propagation est décrite par le modèle du rayon lumineux.

Ere médiévale (vers l’an mille)

Les civilisations disparaissent, les bibliothèques demeurent. Dans leur conquête, les Arabes récupèrent les ouvrages grecs et les traduisent. Ils héritent des savoirs antiques, les approfondissent et innovent.

En l’an mille, Alhazen, savant perse, symbolise une science arabe à son apogée au Moyen-âge, une science nouvelle basée sur l’observation, l’expérimentation, la mesure. Alhazen comprend le fonctionnement de l’œil et affirme, au contraire d’Euclide, que tous les objets reflètent la lumière et que les rayons lumineux frappent l’œil de l’observateur. Mieux, en s’appuyant sur d’innombrables expériences, il ébauche les lois de la réflexion et de la réfraction.

Document 1 : phénomène de réflexion

 

Aux alentours de l’an 1000 de notre ère, un savant perse, Alhazen, promoteur de la démarche scientifique, se fait connaître notamment pour ses travaux autour de la lumière. Il introduit les notions de source de lumière, d’objet diffusant, ébauche les lois de la réflexion et de la réfraction.

Renaissance : la lumière permet les outils d’observations.

Ses livres seront traduits deux siècles plus tard traduits en latin et circuleront en Europe. Copernic, Kepler, Galilée les lisent et s’en inspirent ; comme pour bien d’autres disciplines, c’est la renaissance scientifique.Galilée passe de l’optique géométrique à l’optique instrumentale en fabriquant une lunette qu’il  pointe vers le ciel. Il découvre les milliers d’étoiles de la voie lactée, les cratères de la lune, les satellites de Jupiter, ici Io, les taches du soleil.

 

Document 2 : Vidéo: vitesse de la lumière

Il s’interroge : à quelle vitesse voyage la lumière ? Il veut mesurer son temps de trajet entre deux collines de Toscane, au moyen de lanternes à volets, mais en vain car ses instruments sont trop rudimentaires.

L’expérience aurait paru inutile à René Descartes, persuadé comme la majeure partie des scientifiques depuis l’antiquité, que la lumière se propage instantanément. Il établit en 1637 la loi de la réfraction mais cherche aussi à dépasser les problèmes d’optique géométrique. Il a l’immense mérite de revenir sur la nature de la lumière et de lancer un débat qui va durer trois siècles.

Document 3 : Phénomène de réfraction

25 ans après la mort de Descartes, Ole Römer, un astronome danois venu travailler à l’observatoire de Paris, étudie le mouvement des satellites de Jupiter, utilisés comme horloges par les navigateurs. Il constate des irrégularités. Io par exemple se lève de plus en plus tard au fur et à mesure que la Terre s’éloigne de Jupiter. Römer attribue ce décalage au temps supplémentaire que met la lumière pour parvenir à la Terre. Il estime même à 22 minutes le temps que met la lumière pour traverser l’orbite terrestre. Il pourrait par une simple division calculer la vitesse de la lumière, malheureusement les dimensions de l’orbite sont encore mal connues à l’époque. Mais le résultat est bien là : la lumière a une vitesse, qui n’est pas infinie.

Cette nouvelle satisfait Huygens, le mathématicien et astronome Hollandais. Elle le conforte dans l’idée que la lumière est une onde, une vibration qui se propage. Sa théorie se heurte à celle d’un éminent savant anglais, Isaac Newton, pour qui la lumière est un flot de particules. Chacun interprète à sa manière les phénomènes lumineux. Prenons la réfraction, ce changement de direction de la lumière quand elle passe d’un milieu transparent à un autre, de l’air à l’eau par exemple. Pour Huygens, s’il y a réfraction, c’est parce que la vitesse des ondes diminue quand elles pénètrent dans l’eau. Newton au contraire utilise les règles qui régissent la balistique des projectiles ; s’il y a réfraction, c’est parce que la vitesse des corpuscules augmente.

 

Fort de ces succès de l’époque, Isaac Newton emporte la victoire de cette bataille scientifique en publiant Opticks en 1704. À l’aide du prisme, Newton parvient à décomposer la lumière et fait apparaître le spectre de la lumière blanche.

Document 4 : Spectre de la lumière blanche

 

Fort de ces succès de l’époque, Isaac Newton emporte la victoire de cette bataille scientifique en publiant Opticks en 1704. À l’aide du prisme, Newton parvient à décomposer la lumière et fait apparaître le spectre de la lumière blanche. Les sept couleurs qu’il met ainsi en évidence sont, selon lui, liées à la taille des grains de lumière qui les constituent. Sa théorie corpusculaire vient éclipser la conception ondulatoire de Huygens qui sera abandonnée jusqu’au début du 19e.

 

Au 18ème siècle, Descartes établit les lois de la réfraction. Repose la question sur la nature de la lumière. Qu’est que la lumière ? Un ensemble de particules pour Newton. Une onde pour Huygens. Première mesure de la vitesse de la lumière : environ 212 000 km/s. (écart de 30% à la vitesse de référence)

Les 18e et 19e siècles.

À partir des années 1800, les physiciens Thomas Young et Augustin Fresnel reprennent et expérimentent la théorie ondulatoire de Huygens. Le développement de la spectroscopie permet d’étendre les recherches sur la relation entre rayonnement et matière sur un plus large champ que celui du visible. On conclut, ainsi, par une série d’expériences sur les effets thermiques des corps et sur les actions chimiques des sels d’argent, à l’existence d’ondes invisibles : l’infrarouge et l’ultraviolet.  

Document 5 : Découverte de infrarouge vidéo

Document 6 : Noircissement des sels d’argent

 

 

18 et 19ème. La question n’est pas tranchée, mais l’étude de la lumière continue avec des lumières invisibles à nos yeux : les infrarouges, les ultraviolet, née une discipline que l’on appelle spectroscopie.

Ondes électromagnétiques

La question de la  lumière onde ou amas de corpuscule continue. Pour trancher, Arago propose de comparer expérimentalement la vitesse de la lumière dans l’eau et dans l’air. Foucault et Fizeau ont justement mis au point des dispositifs de laboratoire révolutionnaires pour déterminer la vitesse de la lumière, le premier utilisant un miroir tournant et le second une roue dentée. L’expérience cruciale est réalisée en 1850. Verdict : la vitesse de la lumière est plus faible dans l’eau. Huygens avait raison.

Document 7 : Vitesse la lumière, Première mesure sur Terre

Document 9 : Vitesse de la lumière dans l’eau

Document 8 : Vitesse la lumière, La recherche de la précision

Le triomphe est parachevé en 1865 quand Maxwell réalise la synthèse magistrale de l’électricité et du magnétisme. La lumière est l’addition de deux ondes, une onde électrique et une onde magnétique. La lumière est une onde électromagnétique.

 

19ème. Maxwell fait le lien entre l’électricité et le magnétisme. Il prévoit l’existence d’onde électromagnétique dans la vitesse seraient environ égale à 300000 km/s.

Cette théorie met en évidence la grande variété des ondes électromagnétiques dont la lumière n’en est qu’une partie.

Bilan : La lumière visible est une onde (mais pas une onde de matière comme le son). Elle peut se propager dans le vide comme dans les milieux transparents. Sa vitesse de propagation est égale à 300 000 km/s (soit environ un million de fois plus grande que la vitesse du son).

 

Remarque : une onde transporte une énergie (DAS dans les pubs)